dimanche 18 janvier 2015

Rondes et Sensuelles tome 1, de Collectif


Résumé
Espiègles, joueuses, complexées ou timides... Elles ont en commun leurs rondeurs et, même si plusieurs personnages de ces récits le découvrent seulement, leur sensualité : certaines situations, certains lieux, certains regards sont révélateurs. L'intérêt qu'on leur porte, le désir et l'amour les épanouissent.

« Froissements, cliquetis du pêne, il était parti. Parviendrait-elle à quitter cette couche soudain si confortable ? Elle se sentait détendue, alanguie et humide de désir. Si elle osait… »

Rondes et sensuelles se décline en deux parties. Rondes et sensuelles Tome 1 est empreint d'une sensualité douce. Il comprend les titres suivants :

Après la pluie de Frédérique Gabert,
Manon se sent mal à l'aise dans un institut de soins esthétiques, et pourtant...

Conchage ou bondage ? de DominiquElle,
Ses formes appétissantes sculptées dans du chocolat.

Mon Bel Intello de Flora Despierres,
Une rencontre dans un bar, une nuit sans lendemain ?

À nos chairs-amours de Fêteur de trouble,
Gourmandise, excès de la chair... Un hymne aux plaisirs de bouche.

Une Folie d'escarpins de RosaBonnet,
Une boutique, une avalanche de chaussures, des essayages sous l’œil appréciatif du vendeur.

Domina de Martine Constance,
Par amitié pour Tanja, Gaëlle approche le monde du BDSM. Sa sensualité s'y révèle.

Rondes et sensuelles Tome 2, également disponible, est marqué par un érotisme plus affirmé, à découvrir avec les auteurs Noann Lyne, Jacques Fauvet, Virgile Adams, Xavier Otzi, Ian Cecil et Clarissa Rivière.


Mon avis
L'anthologie présente un message commun et cohérent, véhiculé dans chaque nouvelle proposée. Le titre sur ce point est tout à fait révélateur. « Rondes et sensuelles » évoque la femme dans ses rondeurs, dans sa sensualité, dans l'acceptation d'un corps qui ne correspond pas aux exigences actuelles de la société, et qui gère avec difficulté et appréhension les pressions qui pèsent sur elle. Mais chacune d'entre elles possède une beauté qui se révèle par le regard des hommes qu'elles rencontrent, qu'ils aient été, soient ou deviendront leurs amants. Pourtant, chaque nouvelle la traite de manière différente. La plupart d'entre elles préfèrent révéler leur silhouette, l'atout des formes généreuses, même si elles ne correspondant pas aux codes actuels mis en place. Ils mettent en valeur une beauté différente, qui provoque une avidité gourmande et sensuelle de la chair, de la joliesse d'autres parties du corps, comme par exemple les pieds qui seront chaussés pour être sublimés ou un sourire charmant qui attire le regard.
Dans ces nouvelles, on aime le corps et ses rondeurs, ou on les oublie au profit du charme de la femme et de sa personnalité. Dans l'une d'elle, le corps est même exploité pour inspirer les créations d'un artiste chocolatier.

Inévitablement, ses femmes rondes nourrissent des complexes traités de manière diverse : parfois ils sont simplement évoqués (ou non cités) et parfois ils sont au centre de l'intrigue. Ils prennent plus ou moins d'importance, car ils sont présents pour être mieux acceptés et parfois même dépassés pour devenir des atouts, comme dans Domina, où le personnage principal se transforme pour devenir une dominatrice adulée pour ses formes généreuses et sa personnalité.

Dans « Rondes et sensuelles » la diversité présente donc un éventail de possibilités sur le sujet développé. Les nouvelles, bien que différentes, s'avèrent complémentaires. Elles présentent des femmes qui se sentent aimées et désirées, qui s'acceptent, se prennent en main grâce à des rencontres qui changent leur vie. Elles se sentent rassurées et apprennent à accepter leur propre personnalité, leur propre beauté. Ses rencontres se révèlent parfois éphémères, ou parfois l'annonce d'une relation plus durable, ou la promesse d'une relation à venir.

L’aspect romantique s'intègre sans mal et avec naturel dans une grande partie du recueil. La sensualité reste douce, évocatrice des peurs des femmes, du désir et de l'excitation qu'elles inspirent et qu'elles ressentent. Cette sensualité se teinte également de passion et de gourmandise.

La narration assez classique, présente en général le point de vue des personnages féminins. Seule la nouvelle « Fêteurs de trouble » propose une alternance intéressante entre point de vue masculin et féminin : elle évoque les émotions, les différences de perception, la complicité du couple. Dans tout le recueil, on retrouve des plumes fluides et agréables à lire.

En conclusion : le recueil traite un sujet qui pourrait paraître délicat, avec justesse, délicatesse et sensualité. Même si les nouvelles restent classiques, le message proposé dans « Rondes et sensuelles » ouvre les portes d'un sujet peu abordé, car il est encore rare de retrouver associées femmes rondes, désir et plaisir dans la littérature d'aujourd'hui. J'avoue une préférence pour « Fêteurs de troubles », car j'ai apprécié lire le point de vue masculin, sa perception des rondeurs et de la chair, son ressenti et « Domina » pour son personnage charismatique. Merci aux « éditions Dominique Leroy » et au forum « Au cœur de l'Imaginarium » pour cette agréable lecture.

De mémoire d'homme d'Elodie Philippe


Résumé
Et si l'humanité prenait un nouveau départ ?

Au large de l’Antarctique, les remorqueurs ont fini de préparer l’iceberg qui partira bientôt pourvoir en eau douce le continent africain. Dans la base Georges Mougin, sur la côte, Anton et Phœbus supervisent leur retour au port lorsqu’une proche colonie de milliers de manchots disparaît subitement.

Dans la double pyramide, la petite San ne supporte pas les implants télesthésiques qui lui permettraient de rejoindre l’unité spirituelle formée par les habitants de la cité. Jud, le chirurgien, s’apprête à inciser les tempes du nourrisson pour les extraire.

Inspirée par les œuvres philosophiques de Platon autant que par les textes fondateurs des trois grandes religions monothéistes, découvrez l’anticipation qui vous fera appréhender notre existence autrement.


Mon avis:

La très belle couverture du roman reste sobre et interpelle le lecteur, attire l’œil et intrigue.

De mémoire d'homme s'organise sous la forme de deux histoires parallèles, sans attaches au premier abord, mais qui se rejoignent finalement très tardivement. D'un côté, nous retrouvons Anthon et Phoebus techniciens d'une base d'extraction d'un iceberg, de l'autre Jud le médecin, San une fillette marquée par son handicap et sa différence (elle rejette les implants qui lui permettraient la communication par télépathie, mise en place dans leur cité), et les anges qu'ils vénèrent.
Dans « De mémoire d'homme », il ne faut pas s'attendre à une SF pure, mais à un récit SF empreint de philosophie, de mysticisme et d'une touche fantastique.

L'entrée dans le roman fut difficile et déstabilisante. La double intrigue mise en place rend le lecteur un peu confus. Les technologies présentées manquent d'originalité. On constate également une maladresse dans la narration des premiers chapitres qui privilégie les descriptions de la base, du matériel, ou des personnages, sans qu'il n'y ait la moindre action. Ce départ mal engagé peut amener des craintes pour la suite, pourtant il serait dommage de bloquer sur ce début maladroit, car l'histoire se met ensuite en place et devient plus intéressante. L'auteur arrive à accrocher le lecteur par une plume agréable et une narration devenue plus fluide.
J'ai regretté tout de même un rythme saccadé : chapitres très courts, parfois inconfortables à la lecture, ce qui peut freiner l'avancée dans l'histoire. Toutefois, l’alternance entre les deux intrigues ne m'a pas dérangée, même si le lien entre les deux reste imperceptible jusqu’à la fin. Heureusement, l 'écriture simple et dynamique l'emporte facilement. Les descriptions sont également maîtrisées et les dialogues naturels, mais les personnages manquent un peu de profondeur dans la perception de leurs émotions.

Le monde d'Anthon et Phoebus semble copié sur le notre avec quelques changements peu marquants, il en est de même pour les technologies évoquées. Seuls quelques détails dans les dénominations techniques tentent d'apporter un semblant d'évolution. Porté par le récit, le lecteur peut toutefois passer outre, et prendre le parti d'y croire.
En effet, le point essentiel du récit ne réside pas dans les technologies abordées, mais dans la réflexion sur le renouvellement des civilisations, basée sur le « vivre ensemble » (voire survivre), mais aussi sur la communication et la compréhension au sein de celles ci. Jud va s'adapter à une civilisation différente de la sienne, tandis que San tente de s'adapter à celle qui la rejette, la transforme, lutte pour son évolution.
La communication s'inscrit vraiment au cœur de l'intrigue à travers divers points et problématiques posés : discussion sur le « savoir écrire » qui s'est perdu dans le monde d'Anthon et Phoebus, utilisation du morse comme solution en situation de crise, les implants qui permettent la télépathie dans la cité et le rejet de la petite San, alors que son handicap lui permet de contourner cette forme de communication imposée à ses habitants. En effet, son impossibilité de s'exprimer cause des expériences parfois difficiles provoquant l'incompréhension, la frustration et la colère, mais lui permet pourtant de s'approprier et développer le langage parlé, l'expression par l'art, sachant que la télépathie a bloqué ces possibilités chez les autres membres de la cité ( ils ne ressentent pas ce besoin). Dans la cité de Jud et San, la parole considérée comme avilissante devient pourtant pour eux synonyme de liberté, (puisque la télépathie permet avant tout la surveillance par les anges: chaque pensée est perçue, modulée si besoin par la foi). La télépathie freine également l'intensité des sentiments. En ce sens, l'auteur fait une exploration juste et efficace de la télépathie en tant que moyen de communication ainsi que la perte qu'elle entraîne de ce qui caractérise l'homme : la création.
Le culte propre à chaque civilisation prend également une place importante dans le récit. Il forge la culture, encourage la peur des autres en vue de le leurs différences et leurs croyances souvent non comprises.

L'univers riche, bien maîtrisé et la réflexion pertinente sur la communication prennent pourtant le dessus sur l'intrigue, qui s'en trouve appauvrie et c'est dommage, car le tout reste cohérent et intéressant.

La fin réserve son lot de surprises : on comprend mieux le cheminement de l'auteur, le lien entre les deux histoires et le choix de leur narration alternée, mais on retrouve aussi d'autres révélations surprenantes.

En conclusion : malgré un début difficile, la lecture de « De mémoire d'homme » fut à la fois surprenante et agréable. Je l'ai donc apprécié et remercie le  forum « Au cœur de l'Imaginarium » et les éditions « Kitsunegari ».

mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël !!!

Je vous  souhaite de joyeuses fêtes de Noël !!!


Comme je suis toujours une grande rêveuse, j'ai demandé au père Noël un petit voyage en Tardis...

vendredi 12 décembre 2014

Dernières acquisitions... (version papier)

... seront -ils les premiers lus dans ma Pal qui s’agrandit encore ?
Mystère ! Mais j'ai commencé l'un d'eux et je lirai en priorité les partenariats.

Justement, commençons par les partenariats (et je tiens à remercier les éditions Rivières blanches et le forum "Au coeur de l'Imaginarium pour ces superbes livres). Mes problèmes de santé ont retardé leur lecture, mais je me doute qu'une fois commencés, je vais avoir beaucoup de mal à les lâcher.


  
Un recueil de nouvelles SF, "Dimensions écologies étrangères" 
et quelques cartes que je vais pouvoir ajouter à ma collection.



Deux romans de SF, tout aussi tentants que le premier ! 
"Et le vent se mit à souffler" de Gabriel Jan
"Katorga" de JM. Archaimbault


Viennent deux livres reçus mercredi: l'un d'entre eux me faisait de œil depuis sa sortie: Le Flibustier du froid de Ludovic Rosmorduc. Et un deuxième offert par les éditions du Riez pour la commande passée: Dernière semaine d'un reptile de Franck Ferric. (offre du moment sur la boutique). J'ai eu également un beau lot de cartes avec mon colis. *contente*



 La couverture du Flibustier du froid est très belle ! 


Une magnifique carte grand format...


... et d'autres cartes qui vont rejoindre ma collection.

Les deux derniers sont arrivés aujourd'hui même: deux superbes livres des éditions Voy'[el].Ce sont à l'origine des séries sorties tout d'abord en numérique. J'avoue ne pas réussir à me fixer sur les séries. Je lis souvent un épisode, puis je passe à autre chose. La version intégrale papier est une excellente solution pour moi.


J'avais lu et adoré le premier épisode de "La Brigade des loups" de Lilian Peschet
Je vais pouvoir enfin lire la suite !
J'ai hâte de découvrir "Nécromanciennes" de Corinne Guitteaud. 

C'est tout pour aujourd'hui et heureusement pour ma Pal, mais Noël approche et j'ai pré-commandé Rédemption que je devrais recevoir à la mi-janvier.

Dans le prochain article je ferai un état des lieux de mes dernières acquisitions en numérique. 




dimanche 7 décembre 2014

Petit bilan: mes lectures de novembre

En novembre, j'ai lu:
- La voleuse sans ombre d'Emily Gee
- De mémoire d'homme, d'élodie Philippe
- Tintamarre des sens (recueil de nouvelle)
- Le royaume des devins de Clive Barker
- Sans forme de Gail Carriger

Si je devais résumer ce bilan en deux mots, ce serait "diversité" et "surprises".

Diversité: si certains romans relèvent de la SFFF (on retrouve de la SF, du fantastique et du steampunk) ce sont des romans ayant une identité propre voire atypique dans le genre qui les caractérise. Le recueil de nouvelles érotiques contribue, bien évidemment, aussi à cette diversité.
Surprises: de bonnes surprises ! C'est bien aussi de lire des romans qui ne correspondent pas aux attentes que l'on pouvait avoir au départ.



Commençons par le défi de novembre (proposé par Au cœur de l'imaginarium): lire un roman dont l'auteur ne soit ni français, ni anglais, ni américain.
J'ai choisi "La voleuse sans ombre" d'Emilie Gee, Néo-Zélandaise



Voilà l'une des grandes surprises de ce mois de novembre. Au vu du titre, je m'attendais à une histoire de Fantasy mettant en scène une voleuse. Bref, je prévoyais une histoire bien sympathique pour une lecture-détente. Je ne m'attendais pas à trouver un récit doté d'un univers original avec des personnages attachants, échappant aux stéréotypes habituels. Bien que la fin soit prévisible, j'ai passé un agréable moment à la lecture de ce roman et relevé le défi sans difficulté.



Un petit mot sur les "lectures en partenariat" avec  De mémoire d'homme, d'Elodie Philippe et Tintamarre des sens (recueil de nouvelles)

Les chroniques sont en cours de rédaction. (J'ai pris un peu de retard à cause de mes soucis de santé). Elles arriveront bientôt sur le forum et sur le blog. Je m'attarderai donc plus longuement dans celles-ci. Je remercie Au coeur de l'Imaginarium, Les éditions Kitsunegari, Les éditions L'encre parfumée de Lys et Chocolat Cannelle pour ces découvertes. 
Les livres et marque-pages sont très beaux !


Un roman SF original et plaisant.


Un recueil que j'ai apprécié, avec quelques nouvelles "coup de cœur" 
qui m'ont vraiment touchée.




En lecture commune, avec Ninik, nous avons lu Le royaume des devins de Clive Barker.
Ce n'est pas la première fois que je lis cet auteur. Je l'avais découvert avec Imajica qui m'avait fortement marquée. J'avais également lu Abarat en VO (plus jeunesse), dont j'avais aimé l'univers et les personnages. On retrouve la touche de l'auteur dans "Le royaume des devins", et plus encore. Ce roman est excellent (si ce n'est quelques personnages caricaturaux, mais on passe vite dessus). La capacité de Clive Barker a créer des mondes, à les entremêler les uns aux autres est fascinante. Je relirai bientôt, car je suis sûre qu'à la deuxième lecture, je détecterai des subtilités qui m'avaient échappées à la première.


Quel plaisir de retrouver les aventures d'Alexia Tarraboti dans le tome 2 du Protectorat de l'ombrelle! J'adore ce personnage ! Ou je devrais dire ces personnages... Et les dialogues sont juste savoureux, l'intrigue palpitante et bien menée et la touche steampunk bien dosée. Parfait !
J'étais heureuse de voir que ma bibliothèque possède cette excellente série et je n'ai pas résisté. Par contre, je me suis détestée pour ne pas avoir emprunté le tome 3 dans la foulée. Le suspense en cette fin de deuxième tome est intenable. 
J'ai également hâte de pouvoir découvrir ce deuxième tome sous sa version manga.



Ce bilan s'achève. 
Je vais essayer de le renouveler chaque mois. (j'ai bien dit "essayer", tout dépendra du temps dont je dispose...)


Je vous souhaite de bonnes lectures pour le mois de décembre 
et beaucoup de livres sous le sapin!