dimanche 6 avril 2014

Quelques nouvelles...

Il y a longtemps que je ne suis venue donner quelques nouvelles. Il est temps que je fasse le point sur mes avancées.


Mes lectures...
Un fois de plus le bilan est positif. J'ai lu beaucoup et fait beaucoup de découvertes grâce au forum Have a break, Have a book (dans le cadre de partenariats très différents et des challenges proposés).
Je comptabilise 21 livres lus ce qui me donne le droit à 4 livres récompenses (challenge allège ta PAL).


Mon premier livre-récompense a déjà rejoint les étagères de ma bibliothèque et devrait faire parti de ma PAL du mois de mai.
Les-outrepasseurs-405

Mes trois prochains livres-récompenses...






Mes écrits...
Après avoir écrit une nouvelle "Noël en famille" pour un concours, que vous pouvez lire ici, j'ai décidé de faire une pause dans l'écriture.
Bien sûr, cela ne m'a pas empêché de penser à mes projets. J'ai relu mes notes, mes premiers jets, réfléchi à ce que je veux réellement pour chacun d'eux. J'ai d'ailleurs réussi à ajouter aux projets déjà en place, la préparation d'une nouvelle et d'une novella (toutes deux pour des appels à textes). Mais si je remercie Muse pour sa fidélité, j'aimerais maintenant qu'elle m'aide à me concentrer sur l'écriture du premier jet d'Héphaïstia. Je ne ferai que quelques pauses pour m'occuper de la nouvelle (dont la deadline est assez proche). Je reviendrai faire un bilan régulier de mes avancées et peut être poster quelques extraits.


Sinon, je n'ai toujours pas repris ma guitare. Je crois qu'elle m'en veut et qu'elle ne me rendra pas les choses faciles, quand je vais m'y remettre.


J'aurais sans doute d'autres nouvelles à donner sur le forum Have a break, have a book. L'équipe du forum m'y a gentiment accueillie et confié une mission (qui doit pour l'instant rester secrète...). Dès que les choses se concrétisent, je reviendrai faire une présentation plus précise du forum et du rôle que je vais y jouer... très bientôt, j'espère !

mardi 1 avril 2014

Le Roi Soleil - Philippe Roy





Commencer la lecture de la nouvelle Le Roi Soleil, c’est s’immiscer dans l’intimité d’un homme confus, s’adressant à la femme qui l’attire, l’intrigue, le fascine, mais aussi paradoxalement, la femme qu’il traque.
Du début à la fin de la nouvelle, celle ci reste l’objet de ses désirs et de son obsession, même si ses sentiments oscillent entre amour et déception.

Si le récit est très bien écrit, la première partie de la nouvelle parait froide. Quelques indices évoquent le danger et le côté obscur de la belle, la crainte qu’elle éveille en lui. Le traqueur prend le pas sur l’homme. Le style reste légèrement impersonnel, sans passion. Peu de place pour les émotions romantiques. Au sentiment amoureux viennent se mêler la peur et la déception.
Dans cette première partie, le narrateur livre peu de détails. Bien au contraire, les énigmes s’accumulent au fil des mots. Le lecteur peut se sentir perdu face au manque d’informations (sur les personnages ou leurs motivations), et ne possède que peu de repères pour entrer dans la deuxième partie.

Dans cette deuxième partie, le lecteur s’immerge un peu plus dans la tête du narrateur qui nous entrouvre enfin la porte de son intimité. Parallèlement, la confusion (celle du narrateur, tout comme celle du lecteur) s’accroît un peu plus encore.
Une fois de plus, la présentation du personnage reste brève et teintée de noirceur: il fuit, mène une vie sordide, se cache derrière des murs de crasse, s’adonne à la boisson, fréquente les prostituées…Il semble également instable, quand il s’agit de la femme, objet de son désir. On le découvre en proie à la jalousie, quand il comprend que sa belle avait un amant, à la paranoïa, quand il se pense l’objet d’une machination et à la déception, car celle qui l’obsède s’éloigne de plus en plus de l’image idéale qu’il s’était faite d’elle. Impossible de déceler le vrai du faux. Le personnage est-il réellement la victime d’un piège, ou est-il en proie à la folie et aux remords ? Même le narrateur ne sait faire le tri entre la réalité et ses fantasmes. La tension monte. Le lecteur se retrouve pris au piège de la toile, que l’auteur a tissée au fil de sa plume. celui-ci semble maîtriser parfaitement l’avancée de son récit.

Dans la troisième partie, la personnalité du narrateur change. Les sentiments de jalousie et de paranoïa restent prégnants. La confusion, (voire la folie) à présent empreinte de déception et de haine froide, ne cesse de s’intensifier jusqu’à la conclusion finale.
Dans les derniers mots de la nouvelle, le titre prend tout son sens.

En conclusion: j’ai beaucoup aimé cette nouvelle. L’auteur maîtrise son récit et parvient à nous mener dans les méandres de l’esprit torturé de son personnage. On partage ses doutes et sa confusion, jusqu’à l’éclaircissement final. J’ai également apprécié la plume assurée et sombre de l’auteur.
Je remercie le forum Have a break, Have a book et les éditions Les chemins obscurs pour cette lecture.

lundi 24 mars 2014

Petite Musique de nuit - Anne Rossi



Petite musique de nuit, livre de littérature de jeunesse, propose un récit moderne teinté de fantastique . Il aborde des thèmes proches du vécu des enfants et de leurs préoccupations :celui de la famille recomposée et des fantômes (qui restent très présents dans l’imaginaire des plus jeunes).

Bousculés dans leurs habitudes, deux enfants, Amaury et Stella ne sont pas ravis que leurs parents, Stéphane et Linda, leur imposent une vie à quatre, dans une nouvelle maison à la campagne. Dans un premier temps, ils n’ont qu’une envie: partir et retrouver leur vie d’avant. Pourtant, des évènements étranges se produisent dans leur nouvelle maison. S’ils mènent l’enquête pour découvrir l’origine des mystères qui l’entourent, ils apprennent également à cohabiter et à à composer avec leur nouvelle vie. Stella, plutôt impulsive, se montre revêche et capricieuse. Amaury de nature plus calme et réservée s’inquiète plus de l’aura de mystérieuse de la maison . D’abord distants, les deux enfants se découvrent des points communs (dont leur sensibilité paranormale), et apprennent à se connaître au fur et à mesure de leurs aventures. Les deux facettes du récit (vie de famille et paranormal) s’entremêlent et se complètent à la perfection, sans jamais lasser le lecteur.

Anne Rossi décrit parfaitement bien les émotions et sentiments des enfants, leurs angoisses et leurs blessures latentes. On comprend les efforts et les espoirs des parents, le mal-être des enfants. La mise en place soignée des personnages parvient à les rendre attachants aux yeux du lecteur. On apprécie également le choix de l’auteur, d’aborder un sujet actuel et délicat avec franchise et honnêteté.
L’intrigue surnaturelle du récit est également bien menée, même si elle ne brille pas par son originalité.

Le livre est organisé sous forme de chapitres courts, avec une narration partagée en alternance entre les deux personnages principaux: Amaury et Stella. La plume claire et précise d’Anne Rossi et la narration sans temps mort contribuent à rendre la lecture agréable.

En conclusion : Petite musique de nuit est un livre agréable et frais, que j’ai lu avec plaisir. Je remercie le forum Have a break, have a book et les éditions Lokomodo pour cette jolie découverte.

mercredi 5 mars 2014

Le voyage de Nambu - Tony Hemery

Je remercie les éditions Sudarenes et le forum Have a break Have a book pour cette agréable découverte.


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résumé:
Ceci n’est pas un roman ordinaire… Découvrant une quête de soi et de paix dans un univers asiatique aux contours discrets, « Le voyage de Nambu » se révèle être une œuvre à méditer, un récit au message spirituel qui ne demande qu’à vous imprégner, vous ouvrir les yeux sur votre moi et vos capacités. Entre le héros et vous, les frontières iront donc en s’amenuisant. L’auteur ponctue le roman d’exercices de méditation que le lecteur aura loisir à pratiquer au fil de l’histoire.
Mon avis:
Ce roman diffère de mes lectures habituelles et je ne peux que difficilement me détacher de mon ressenti pour l’évoquer, puisqu’à travers son récit et les exercices proposés l’auteur sollicite le lecteur et l’incite à partager Le voyage de Nambu. En effet, ce conte initiatique propose avant tout une exploration de soi. Chaque lecteur aura d’ailleurs une lecture du roman totalement différente, selon son vécu, en fonction de sa perception de lui-même ou de ses propres expériences méditatives.
Le roman repose sur une intrigue assez basique: un jeune homme poursuit un objectif, devenir éclaireur (c'est à dire celui qui aide les autres à "révéler leur potentiel" et à "se réaliser sur terre"), et qui suit l'enseignement de son maître pour y parvenir. Loin de le desservir, ce choix de l’auteur permet de se concentrer sur les réflexions de Nambu. Comme elle se déroule lentement, les échanges, rencontres et découvertes de celui-ci s’y insèrent aisément et suivent un cheminement progressif intéressant. De plus, l’auteur prend le temps d’analyser, décortiquer les pensées du jeune homme, les place à la portée du lecteur. Malgré mon manque d’aisance sur le sujet abordé et malgré mes difficultés à entrer dans la lecture, j’ai vite trouvé mes repères dans le livre.
Les relations entre personnages correspondent également à des schémas connus et facilement intégrés (voire rassurants): Nambu l’élève, Oktan son maître qui le guide à travers son voyage et Nemi qui offre la touche maternelle. Les personnages secondaires ne sont pas de moindre importance, puisqu’ils aident Nambu dans sa réflexion en posant des questions, ou en lui proposant des éléments de réponse, mais ils n’interviennent qu’au service du voyage et n’influent pas sur l’intrigue, qui suit tranquillement son cours.
L’auteur, à travers ce roman, cherche à améliorer non pas notre connaissance du monde, mais notre perception de nous même. Pourtant, même si le récit privilégie la réflexion à l’action, les chapitres suivent une progression précise et ne se lisent pas indépendamment les uns des autres.
Ici encore, l’auteur facilite notre lecture, en instaurant une régularité dans leur présentation.
Chaque chapitre débute par un titre et une phrase d’accroche (qui résume, questionne, répond, conseille…) toujours pertinente. Suit le récit du voyage de Nambu. Puis l’auteur propose des exercices en rapport avec le récit précédent (mais ce n’est pas systématique). J’avoue ne pas avoir fait les exercices, car je ne voulais pas couper ma lecture, mais je les reprendrai lors d’une prochaine relecture. Ceux-ci sont clairs et bien expliqués, bien que parfois un peu trop abstraits à mon goût (je ne comprends pas toujours comment parvenir à réaliser les consignes proposées), ils me semblent tout de même à la portée de toute personne curieuse, même néophyte qui pense tenter l’expérience.
Les chapitres courts, nombreux et aérés apportent également du dynamisme au roman, et par conséquent de la légèreté au message de l’auteur. Malgré mes craintes face au sujet proposé (bien loin de mes lectures habituelles), je ne me suis pas ennuyé un instant et ce fut un plaisir de tourner les pages pour découvrir un nouveau chapitre.
Le style de l’auteur clair et fluide, sans lourdeurs ou excès, contribue également au plaisir de la lecture. Les descriptions sont soignées, les dialogues crédibles et bien menés.
Le style est à l’image du message que veut transmettre l'auteur: fort et tranquille.
En conclusion, j’ai découvert un roman bien construit, dont le rythme, le style, l’intrigue, et les personnages forment un ensemble cohérent. Ils donnent à la lecture de la clarté et un côté naturel et tranquille que j’ai apprécié. Je ne me limiterai pas à une seule lecture. Le roman appelle à une lecture multiple: pour découvrir, redécouvrir, approfondir l’exploration. Je pense tout de même qu’une lecture sur support papier serait préférable à une lecture numérique pour faciliter ce retour au récit et aux exercices.
Remarque : la fin un peu abrupte du roman (un peu frustrante, je l’avoue) annonce la suite du voyage de Nambu et un deuxième tome à venir…

Radu Dracula - Philippe Lemaire et Philippe Ward


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Résumé
L'intrigue de ce premier opus conduira Radu Dracula de son repaire transylvanien à la Constantinople moyenâgeuse, avant d'y retourner quelques centaines d’années plus tard, alors que la ville s’appelle désormais Istanbul.  Durant toutes ces années, il découvrira ses nouveaux pouvoirs, mais aussi les désagréments qu'ils engendrent.
Philippe Lemaire et Philippe Ward nous offrent ici une nouvelle version du Comte Dracula, fruit de plusieurs années de recherches.
Vous pensiez tout savoir sur le plus célèbre des vampires, vous n’avez encore rien lu.


A lire si on aime
Un style soigné
Un récit rythmé et dynamique
Un authentique vampire sombre et classe

A éviter si on cherche
Un vampire à la sauce Twilight
De la bit-lit

Mon avis
Je remercie le forum Have e break Have a book, ainsi que les éditions L'Ivrebook pour cette belle découverte vampirique !

Philippe Lemaire et Philippe Ward nous proposent leur version du mythe de Dracula. Pour eux, le Dracula que nous connaissons si bien aujourd’hui n’est autre que Radu, frère de Vlad Tepes (surnommé l’empaleur, célèbre pour sa violence et ses actes sanglants, à l’origine du mythe de Dracula).
Dans ce premier tome, les auteurs nous présentent Radu: sa condition d’homme, sa vie -inspirée de faits historiques réels-, sa mort - véritable déclencheur du récit-, son pacte avec le diable, qui lui promet la toute puissance et son retour sur terre en échange d’une quête qu’il mènera pour lui: retrouver le sang du Christ. Ainsi commence son existence de non-mort ou vampire.

La plume des auteurs captive dès le début. Impossible de décrocher. L’intrigue , même si elle n’est pas forcément originale, est très bien ficelée. Des chapitres courts offrent un récit dynamique. La narration à la première personne, qui permet de comprendre les conséquences du pacte sur Radu, offre de la profondeur à l’intrigue et au personnage (seuls quelques chapitres sont du point de vue des proches et ennemis de Radu et s‘insèrent dans le récit avec naturel, pour fournir un regard extérieur).

Si j’ai aimé le rythme de ce premier tome, j’ai également apprécié sa réflexion sur l’état vampirique. On est loin des vampires en vogue actuellement (version bit lit). Les auteurs nous offrent un véritable retour aux sources : Radu est un vampire traditionnel et charismatique : sombre, froid, parfois cruel (même si jamais gratuitement), il ne supporte pas la lumière du soleil, ne se reflète pas dans les miroirs, et possède le pouvoir de se transformer en chauve-souris. Il suscite une admiration mêlée de peur.

Le plus du récit: les auteurs se basent sur des faits historiques réels. La richesse et l’abondance des détails m’ont poussée à faire quelques recherches sur le net (je connaissais le personnage Vlad l’empaleur, mais j’ignorais le grandes lignes de sa vie). Je reste admirative devant la capacité des auteurs à insérer ces faits dans l’intrigue, tout en conservant sa cohérence et sans l’alourdir, mais en suscitant au contraire l‘intérêt du lecteur.

En conclusion: j’ai dévoré ce premier tome avec enthousiasme. Impossible de lâcher, une fois commencé. J’attends la suite avec impatience !