samedi 26 décembre 2015

Ma pal déborde...à l'abordage !

Ma pal papier atteint bientôt une centaine de livres et ma pal numérique...comment dire ?
J'ai la fâcheuse habitude d'acheter plus que je ne lis et pourtant je lis déjà beaucoup.



Les cadeaux de noël n'ont pas arrangé la situation, même s'ils m'ont comblée !


Bref, une solution s'impose et je me lance un défi personnel sous forme de points. Pour un livre lu, un certain nombre de points (selon le nombre de pages) m'est attribué. Ce nombre est doublé en cas de chronique à l'appui, hors partenariat.
Il me faut un total de 7 points pour un e-book et 10 points pour un livre papier. (les livres gratuits ne comptent pas).
En espérant que ce système me permette d'alléger sensiblement ma pal !

Ce sera donc mon défi personnel de l'année 2016 : 

Ma pal déborde...A l'abordage !




Sous le sapin...

***    Sous le sapin, des livres. What else ?    ***



 Des livres de toute beauté, à lire et à dévorer des yeux.



 Un historique et un livre bien chaud pour les soirées d'hiver !
Le père Noël possède bien des facettes...



Un classique SF, une valeur sûre. 



 Merci Hervé pour le premier (je suis pratiquement sûre que je vais me régaler)
et le deuxième reste à dévouvrir.



 Le père Noël s'est rappelé ma nouvelle passion pour le crochet ! Bien vu. 
Ce livre est super !



De la bonne Fantasy française !


 Et du steampunk aussi !


Livres en VO de Megan Derr, hâte de m'y plonger !



Encore de la romance MM, je vais me régaler !


Et encore... Ils me font de l’œil depuis longtemps ces deux là !


Et pour finir sur une touche d'espoir, 
toujours en romance MM, avec de superbes couvertures.

jeudi 24 décembre 2015

Joyeux Noël


Je vous souhaite un joyeux noël !






Et à très bientôt avec des photos de livres que je trouverai sous le sapin !!!

mercredi 23 décembre 2015

Les talons rouges de Corpus Delecta


Résumé
Écrire le trouble ressenti, écrire pour attiser le désir, écrire pour témoigner d'une expérience érotique sans commune mesure. Toutes les femmes de ces lettres, qu'elles prennent la plume ou qu'elles soient évoquées par un tiers, portent des talons rouges. Il semblerait qu'il s'agisse d'un signe indiscutable de liberté sexuelle…

Mon avis

Les talons rouges n’est pas le premier écrit de Corpus Delecta publié chez e-ros, on la retrouve également avec le titre Shéhérazade 2.0, roman graphique, tout aussi tentant que le recueil présenté ici.

En introduction, l’auteure présente son recueil de manière agréable, avec un style tout à fait prometteur pour les nouvelles à suivre. 
Elle rappelle le symbolisme fort des talons rouges qu’ils soient escarpins, bottines ou bottes. Ils représentent l’accessoire de séduction ultime. Elle évoque des personnages féminins et masculins, qui se livrent pour des jeux chauds à deux ou, comme on le découvrira au fil de la lecture, à plusieurs.

Les nouvelles se présentent toutes sous forme de lettres adressées à leur partenaire, à une amie ou à un parfait inconnu. Ce sont principalement les femmes qui sont narratrices, mais l’une des nouvelles adopte le point de vue masculin.

Si les personnages se livrent, à travers leur écrit, évidemment à la première personne, ils s’affirment aussi. Les femmes s’y imposent comme maîtresse de leur sexualité décomplexée et débridée, prêtes à verbaliser leur désir, leur plaisir et leur fantasme. Aucune gêne n’entrave les mots, juste une sacralisation des moments passés ou à venir.
Dans la première nouvelle, Héloise rappelle à l’ordre son amant pour son manque de discrétion, mais en profite pour décrire dans le moindre détail, avec des mots crus, mais sur le ton de la conversation, l’excitation et le plaisir éprouvé lors de leurs derniers débats. Dans la deuxième, une femme raconte à son ami Sally un épisode très chaud de ses vacances, passé au bord de la piscine, avec de nombreux inconnus. C’est comme si elle la prenait à témoin de sa revanche sur sa vie et sa libération. Elle s’attarde également sur tous les détails, sans le moindre soucis des convenances. Dans la troisième nouvelle, une femme annonce à son amant la punition qui l’attend quand il viendra, et donc la nouvelle se lit au futur. La quatrième, du point de vue de l’homme, qui parle à un de ses potes de sa collègue experte, lui exprime son plaisir et le détachement presque insolent de celle-ci. La cinquième s’adresse à un inconnu rencontré chaque jour au même arrêt et dont le parfum évoque des souvenirs de sa première fois et entraîne des fantasmes qu’elle lui propose de réaliser. 

Ces femmes assument leurs fantasmes, leur plaisir et, même si elles se soumettent au plaisir de leur partenaire, elles savent leur rappeler qu’elles mènent le jeu. Elle semblent telles des déesses aux talons rouges. 
Leurs talons rouges sont toujours présents, mais discrets, témoins de leurs ébats, signes de reconnaissance, symboles de leur féminité et de leur séduction. 

Le style de l’auteur est fort agréable à la lecture et parfaitement maîtrisé. Il s’adapte à merveille au point de vue adopté. Certaines nouvelles sont plus crues, plus directes, mais la narration semble toujours différente selon le personnage et finalise leur caractérisation.
Les récits sont bien menés, épicés et savoureux à la lecture. Chacun échelonne la montée de l’excitation et du plaisir des personnages, fait monter progressivement la tension jusqu’au final. 

En conclusion, ce recueil « Les talons rouges » est une belle découverte. Je remercie le forum Au cœur de l’Imaginarium et la collection e-rospour cet agréable et chaud moment de lecture.

mardi 22 décembre 2015

Proie du noir, de Gaëlle K. Kempeneers


Résumé

My name is Dunoir. Proie Dunoir. Laissez tomber : private joke. Qui je suis ? La nouvelle recrue du B.A.S., la banshee de service. On m’a engagée pour botter les culs des méchants qui hantent les rues de Rédemption. Sauf qu’entre les monstres mythiques, les divinités en goguette, les vampires crétins et les Puissances qui se bousculent au portillon, je ne sais plus où donner de la tête. Alors, quand en plus la Famille (la mienne, sinon ce ne serait pas drôle) s’en mêle, j’ai bien besoin de mes collègues Lucrèce et Leyhan pour y mettre un peu d’ordre. Sans oublier Jack, le loup. Mon âme-sœur, parait-il. Je vous ai déjà parlé de mon âme ? Y a moyen d’écrire tout un roman sur le sujet. Ah ! Mais attendez… Bref, y a des jours comme ça où on se dit qu’on aurait mieux fait de se casser la jambe au saut du lit !


Mon avis


J’ai découvert la plume de Gaelle K Kempeneers à l’occasion du premier Ray’s day. Séduite par sa plume, j’étais curieuse de la découvrir dans ce roman pulp, proposé par les éditions Walrus.

Dès le début, je me suis retrouvée scotchée à la liseuse. Le ton du récit, écrit à la première personne, est direct, plutôt enjoué, voire même cynique et teinté d’une bonne dose d’humour, toujours vivant et crédible. Car, Proie Dunoir est un sacré personnage !

Proie, loin de porter correctement son nom est plutôt une chasseuse. Elle laisse derrière elle un passé douloureux, une famille loin d’être sympathique et une mauvaise conduite à racheter, pour rejoindre les États-Unis, plus précisément Rédemption au pied des Rocheuses, et le BAS, bureau des affaires surnaturelles. Sur place, elle rencontre ses coéquipières, une sorcière blanche et une sirène, sa supérieure, elle aussi sorcière blanche, parfois possédée par un être surnaturel appelé Puissance, un étrange homme-loup avec qui elle établit un lien dépassant la simple amitié, mais aussi celui qu’elle hait par-dessus tout, son cousin Basil.

Si tout ce petit monde appartient au monde du surnaturel, Proie y trouve sa place en tant que Banshee, dont le cri tue n’importe quelle créature surnaturelle agressive. Et Rédemption n’en manque pas. D’ailleurs ce phénomène de concentration d’êtres surnaturels alarme notre fée Banshee et l’embarque dans bien des aventures palpitantes. 

Le roman se divise en plusieurs parties, divisées elle-même en chapitres presque indépendants, mais dont le fil conducteur reste toujours présent. Intrigue principale et sous intrigues se rejoignent jusqu’au dénouement final, un peu trop rapidement passé à mon goût, puisque Proie s’évanouit et doit se contenter de ce qu’on lui rapporte brièvement.

Pourtant, le roman se lit avec un réel plaisir jusqu’à la fin, car il propose un rythme soutenu, prenant, avec des enquêtes surnaturelles intéressantes, entre l’influence des contes traditionnels, du folklore amérindien et l’univers féerique et surnaturel créé par l’auteur, organisé et cohérent.

Le véritable atout du livre reste tout de même le personnage principal : Proie Dunoir qui, sous la plume de l’auteure, se révèle être une femme de caractère !
Son originalité prend source dans sa marginalité, que ce soit pour son aspect physique (jeune femme menue aux cheveux courts et blancs, de nombreux piercings et tenues loin de passer inaperçues dans la petite ville de Rédemption) ou pour sa nature même de fée (une banshee, ce n‘est pas courant et son âme est atrophiée, pratiquement inexistante), sans oublier sa capacité très pratique dans les enquêtes de communiquer avec les fantômes.
Même si elle peut paraître petite et fragile, c’est une dure à cuire, qui n’a peur de rien ou presque, à l’esprit vif et plus souvent ronchonne que de bonne humeur. Elle manie l’ironie à merveille, mais sait se faire apprécier de tous et surtout du lecteur. Difficile de ne pas adhérer à son caractère fort et son charme singulier. 

La relation que Proie entretient avec Jack, l’homme-loup, prend une tournure intéressante et importante dans l’intrigue. Complicité et sensualité sont au rendez-vous. Pourtant la fin nous laisse dans l’incertitude quand à leur avenir et je trouve cela un peu dommage de ne pas donner une conclusion définitive à cet aspect non négligeable du roman. 
Est-ce annonciateur d’une suite ? J’espère car je retrouverais Proie et ses amis avec enthousiasme !

En conclusion, je suis ravie d’avoir fait la connaissance de ce personnage hors du commun, Proie Dunoir. Je suis restée scotchée à la liseuse pour lire ses aventures, portée par la plume de l’auteure. Clairement je lirais d’autres aventures avec plaisir si elle devait reprendre du service. Merci au forum « Au cœur de l’imaginarium » et aux éditions Walrus pour ce très bon moment de lecture.