dimanche 18 mai 2014

Quelques nouvelles...

J'ai cédé, ces derniers temps, à l'un de mes plus gros défauts: je me disperse...
Il y a tant à faire et si peu de temps !

Si mes activités sur Have a break, Have a book (mise en place et gestion de partenariats, mes lectures en partenariat) me prennent beaucoup de temps, elles sont passionnantes et particulièrement enrichissantes.
Grâce aux partenariats auxquels je participe, je lis plus, mais différemment. Je découvre des livres, des maisons d'édition. Je m'aventure un peu plus, j'essaie de nouveaux genres (que je n'avais pas osé lire jusque là).
Résultat: ma PAL ne me dit pas merci...
Mon challenge "Quand la nuit tombe" voit grandir le nombre de livres lus, tandis je délaisse mon challenge "Retombe en enfance". Je ne déclare pas encore forfait, car je pense profiter des vacances pour avancer. Par contre, si je n'y arrive pas, j'abandonnerai à regret.

Au niveau écriture, après la mise en place de deux nouveaux projets: une nouvelle et une novella(j'ai commencé l'écriture de la novella, mais la nouvelle a encore besoin de préparations), je pense sérieusement à me fixer sur Héphaïstia... Et une fois de plus, j'ai l'intention de tout remanier, jusqu'à ce que je sois satisfaite (ce ne sera que la troisième fois que je reprends tout à zéro...) D'ailleurs, même le titre devrait changer.
C'est pourquoi, j'ai attaqué une relecture de La dramaturgie de Lavandier, que j'alterne avec mes lectures en cours...  C'est un réel plaisir de me replonger dedans, et je suis sûre d'y trouver les informations nécessaires pour approfondir mon travail sur Hépha.



dimanche 4 mai 2014

Calling Cthulhu : L’autre Dieu, de Catherine Loiseau



Mon Image


Résumé
Arrivée dans un nouveau monde dans une machine à voyager entre les univers, Samantha est séparée de ses compagnons et se réveille au fond d’un puits, près d’une étrange forêt. Elle doit vite retrouver les autres membres de son équipe avant qu’il ne leur arrive malheur. Mais quelles sont ces créatures qui vivent dans cet univers et guettent les humains dans l’ombre ? Quelle est donc cette ville nommée « Arkham » ? Sans parler de ce mystérieux guide, un certain monsieur Carter…

Dans cette aventure de la Ligue des Ténèbres, Catherine Loiseau nous fait participer à un voyage étonnant.


Mon avis
La nouvelle débute sur une idée intéressante: une équipe, appelée ligue des ténèbres voyage de monde en monde grâce à une machine. Elle se trouve en difficulté, quand elle arrive dans l’un d’entre eux. On découvre un univers bien construit où les références à Lovecraft ne manquent pas. Entre des clins d’œil et une atmosphère lovecraftienne, l’auteur nous présente un monde étrange, peuplé de gens froids et de créatures angoissantes. Il faut cependant bien connaître et maîtriser les codes inspirés des œuvres de Lovecraft pour cerner les nuances et apprécier vraiment la nouvelle. L’intrigue reste en effet très simple et peu développée, se reposant surtout sur ces influences.
La narration se fait à la première personne. Maîtrisée, mais assez froide, elle permet peu d’immersion dans les émotions du personnage. Les réactions de la narratrice sont forcées et parfois même excessives, utilisées pour servir l’intrigue et traduisent un manque de caractérisation. Certains passages manquent donc de subtilité. Par exemple, la narratrice pense et affirme qu’une entité la sauve d’une mort assurée lorsque la machine fait un atterrissage forcé. Comment peut -elle arriver à cette conclusion ? Ne serait-il pas logique de chercher une explication concrète avant d’en venir à une telle analyse de la situation? Son mystérieux guide laisse également perplexe: par sa façon de l’aborder et de localiser comme par magie ses compagnons de voyage (qu’elle doit, d’après ses dires, sauver du danger).
 Les personnages souffrent aussi d’un manque de profondeur. Certains sont plus mis en valeur que d‘autres. On en sait plus sur Tom, arnaqueur et voleur, ou Lady Astley, également arnaqueuse, usant de ces charmes pour arriver à ses fins, que sur la narratrice elle-même. On en saura peu également sur le dernier membre de la ligue: un professeur sur lequel l’auteure a pourtant fait planer le mystère.
L’auteure ne livre pas non plus d’informations précises sur les créatures horribles que rencontre son personnage. Elle ne livre aucune description, s’appuyant plus sur ses réactions horrifiées et le lecteur peut se sentir mis de côté.

En conclusion : si la nouvelle est très bien écrite et l’univers bien construit, mon avis général reste mitigé, car l’intrigue et les personnages manquent de profondeur. Cette nouvelle pourrait néanmoins séduire les fans de Lovecraft.
J’ai cependant apprécié le style soigné de l’auteure et j’aimerai en savoir plus sur La ligue des ténèbres, peut être à travers d’autres aventures ?

dimanche 6 avril 2014

Quelques nouvelles...

Il y a longtemps que je ne suis venue donner quelques nouvelles. Il est temps que je fasse le point sur mes avancées.


Mes lectures...
Un fois de plus le bilan est positif. J'ai lu beaucoup et fait beaucoup de découvertes grâce au forum Have a break, Have a book (dans le cadre de partenariats très différents et des challenges proposés).
Je comptabilise 21 livres lus ce qui me donne le droit à 4 livres récompenses (challenge allège ta PAL).


Mon premier livre-récompense a déjà rejoint les étagères de ma bibliothèque et devrait faire parti de ma PAL du mois de mai.
Les-outrepasseurs-405

Mes trois prochains livres-récompenses...






Mes écrits...
Après avoir écrit une nouvelle "Noël en famille" pour un concours, que vous pouvez lire ici, j'ai décidé de faire une pause dans l'écriture.
Bien sûr, cela ne m'a pas empêché de penser à mes projets. J'ai relu mes notes, mes premiers jets, réfléchi à ce que je veux réellement pour chacun d'eux. J'ai d'ailleurs réussi à ajouter aux projets déjà en place, la préparation d'une nouvelle et d'une novella (toutes deux pour des appels à textes). Mais si je remercie Muse pour sa fidélité, j'aimerais maintenant qu'elle m'aide à me concentrer sur l'écriture du premier jet d'Héphaïstia. Je ne ferai que quelques pauses pour m'occuper de la nouvelle (dont la deadline est assez proche). Je reviendrai faire un bilan régulier de mes avancées et peut être poster quelques extraits.


Sinon, je n'ai toujours pas repris ma guitare. Je crois qu'elle m'en veut et qu'elle ne me rendra pas les choses faciles, quand je vais m'y remettre.


J'aurais sans doute d'autres nouvelles à donner sur le forum Have a break, have a book. L'équipe du forum m'y a gentiment accueillie et confié une mission (qui doit pour l'instant rester secrète...). Dès que les choses se concrétisent, je reviendrai faire une présentation plus précise du forum et du rôle que je vais y jouer... très bientôt, j'espère !

mardi 1 avril 2014

Le Roi Soleil - Philippe Roy





Commencer la lecture de la nouvelle Le Roi Soleil, c’est s’immiscer dans l’intimité d’un homme confus, s’adressant à la femme qui l’attire, l’intrigue, le fascine, mais aussi paradoxalement, la femme qu’il traque.
Du début à la fin de la nouvelle, celle ci reste l’objet de ses désirs et de son obsession, même si ses sentiments oscillent entre amour et déception.

Si le récit est très bien écrit, la première partie de la nouvelle parait froide. Quelques indices évoquent le danger et le côté obscur de la belle, la crainte qu’elle éveille en lui. Le traqueur prend le pas sur l’homme. Le style reste légèrement impersonnel, sans passion. Peu de place pour les émotions romantiques. Au sentiment amoureux viennent se mêler la peur et la déception.
Dans cette première partie, le narrateur livre peu de détails. Bien au contraire, les énigmes s’accumulent au fil des mots. Le lecteur peut se sentir perdu face au manque d’informations (sur les personnages ou leurs motivations), et ne possède que peu de repères pour entrer dans la deuxième partie.

Dans cette deuxième partie, le lecteur s’immerge un peu plus dans la tête du narrateur qui nous entrouvre enfin la porte de son intimité. Parallèlement, la confusion (celle du narrateur, tout comme celle du lecteur) s’accroît un peu plus encore.
Une fois de plus, la présentation du personnage reste brève et teintée de noirceur: il fuit, mène une vie sordide, se cache derrière des murs de crasse, s’adonne à la boisson, fréquente les prostituées…Il semble également instable, quand il s’agit de la femme, objet de son désir. On le découvre en proie à la jalousie, quand il comprend que sa belle avait un amant, à la paranoïa, quand il se pense l’objet d’une machination et à la déception, car celle qui l’obsède s’éloigne de plus en plus de l’image idéale qu’il s’était faite d’elle. Impossible de déceler le vrai du faux. Le personnage est-il réellement la victime d’un piège, ou est-il en proie à la folie et aux remords ? Même le narrateur ne sait faire le tri entre la réalité et ses fantasmes. La tension monte. Le lecteur se retrouve pris au piège de la toile, que l’auteur a tissée au fil de sa plume. celui-ci semble maîtriser parfaitement l’avancée de son récit.

Dans la troisième partie, la personnalité du narrateur change. Les sentiments de jalousie et de paranoïa restent prégnants. La confusion, (voire la folie) à présent empreinte de déception et de haine froide, ne cesse de s’intensifier jusqu’à la conclusion finale.
Dans les derniers mots de la nouvelle, le titre prend tout son sens.

En conclusion: j’ai beaucoup aimé cette nouvelle. L’auteur maîtrise son récit et parvient à nous mener dans les méandres de l’esprit torturé de son personnage. On partage ses doutes et sa confusion, jusqu’à l’éclaircissement final. J’ai également apprécié la plume assurée et sombre de l’auteur.
Je remercie le forum Have a break, Have a book et les éditions Les chemins obscurs pour cette lecture.

lundi 24 mars 2014

Petite Musique de nuit - Anne Rossi



Petite musique de nuit, livre de littérature de jeunesse, propose un récit moderne teinté de fantastique . Il aborde des thèmes proches du vécu des enfants et de leurs préoccupations :celui de la famille recomposée et des fantômes (qui restent très présents dans l’imaginaire des plus jeunes).

Bousculés dans leurs habitudes, deux enfants, Amaury et Stella ne sont pas ravis que leurs parents, Stéphane et Linda, leur imposent une vie à quatre, dans une nouvelle maison à la campagne. Dans un premier temps, ils n’ont qu’une envie: partir et retrouver leur vie d’avant. Pourtant, des évènements étranges se produisent dans leur nouvelle maison. S’ils mènent l’enquête pour découvrir l’origine des mystères qui l’entourent, ils apprennent également à cohabiter et à à composer avec leur nouvelle vie. Stella, plutôt impulsive, se montre revêche et capricieuse. Amaury de nature plus calme et réservée s’inquiète plus de l’aura de mystérieuse de la maison . D’abord distants, les deux enfants se découvrent des points communs (dont leur sensibilité paranormale), et apprennent à se connaître au fur et à mesure de leurs aventures. Les deux facettes du récit (vie de famille et paranormal) s’entremêlent et se complètent à la perfection, sans jamais lasser le lecteur.

Anne Rossi décrit parfaitement bien les émotions et sentiments des enfants, leurs angoisses et leurs blessures latentes. On comprend les efforts et les espoirs des parents, le mal-être des enfants. La mise en place soignée des personnages parvient à les rendre attachants aux yeux du lecteur. On apprécie également le choix de l’auteur, d’aborder un sujet actuel et délicat avec franchise et honnêteté.
L’intrigue surnaturelle du récit est également bien menée, même si elle ne brille pas par son originalité.

Le livre est organisé sous forme de chapitres courts, avec une narration partagée en alternance entre les deux personnages principaux: Amaury et Stella. La plume claire et précise d’Anne Rossi et la narration sans temps mort contribuent à rendre la lecture agréable.

En conclusion : Petite musique de nuit est un livre agréable et frais, que j’ai lu avec plaisir. Je remercie le forum Have a break, have a book et les éditions Lokomodo pour cette jolie découverte.